Gabon/Agriculture: Le Bureau AGRIDeD au service des agriculteurs

La courbe des personnes, sinon des nationaux qui s’intéressent à l’agriculture ne cesse de croître. Notre rédaction est allée à la découverte du Bureau d’études AGRIDeD au cours d’une de leurs session de formation.

 

C’est suite au constat lié à un besoin criard en formations pratiques sur le terrain des différents acteurs agricoles aussi bien des producteurs, des exploitations individuels, des débutants, des associations et coopératives agricoles ainsi que des professionnels, que le Bureau AGRIDeD a mis à leur disposition des modules de formations théorique et pratique pour les motiver à l’auto-emploi par le moyen de l’agriculture.

Vue de la séance de formation

Ce secteur regorgeant tout un écosystème, le Bureau d’études suscité a choisi d’orienter ses formations dans le domaine de l’élevage. A cet effet, l’Ingénieur agronome Ardiles Chiesa Mikiela, responsable du Bureau AGRIDeD, nous a donné les raisons de cette orientation. « Nous savons qu’au Gabon la production agricole est faible. Les 89% de ce que nous consommons sont importés, et les 2/3 sont les produits et dérivés de la viande, tout ce qui vient de l’animal. C’est dans ce contexte que j’ai orienté les formations sur l’élevage pour apprendre et améliorer leurs connaissances dans ce domaine. Nous avons compris que ces acteurs de l’agriculture ont besoin des conseillers et des mentors afin d’acquérir des connaissances et combler certains manques dans le traitement de l’alimentation des animaux ».

Ardiles Chiesa Mikiela, Ingénieur agronome et Responsable de l’AGRIDeD.

Malgré la prise de conscience un peu timide de la part des populations, ceux ayant déjà emprunté le chemin de l’élevage témoignent de l’importance de la chose et de ses bienfaits. « C’est un domaine qui a beaucoup de potentialité mais les gens manquent d’orientation. Pour nous qui sommes déjà lancés, nous recevons des connaissances à travers les formations que l’on suit mais aussi de l’accompagnement pour une meilleure veille sur les animaux. Il faut juste s’y mettre et nous donner à cœur joie », nous a confié Edou Edzang, jeune passionné d’élevage.

Edou Edzang, participant

Faisant partie intégrante de l’agriculture, l’élevage contribue non seulement aux moyens de subsistances ruraux, mais également à l’emploi et au recul de la pauvreté. Selon Martin Upton dans son ouvrage intitulé Initiative pour des politiques d’élevage en faveur des pauvres, l’élevage fournit plus de la moitié de la valeur de la production agricole mondiale et un tiers (1/3) de celle des pays en développement. Mais le Gabon étant encore dans la prison de l’importation, au coach Ardiles Chiesa Mikiela de dire: « on ne peut pas importer et être riche. Nous devons produire et créer de la richesse au niveau local, ainsi nous aurons de la matière à vendre et cela augmentera des revenus ».

 

Au regard de tout ce qui est dit, il est important, voire nécessaire, que les uns et les autres s’auto-conscientisent afin de se multiplier dans le domaine pour accroitre les exploitations agricoles et augmenter les emplois.

Il est claire qu’avec l’agriculture l’on contribue à la réduction du chômage. Alors qu’attendons-nous??!

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