Gabon: Le retour à la terre, la prise de conscience

La question de la dépendance alimentaire du Gabon face à l’extérieur ne cesse de turlupiner les jeunes agriculteurs qui, à leur tour, cherchent d’y remédier par l’exploitation agricole. C’est dans ce contexte que les séminaires de formations ne cessent de se multiplier dans le pays afin d’outiller le plus grand nombre sur les contours de l’agriculture.

Une vue des participants

Nous avons prit part à l’une des séances offerte par le coach Cédric Pambo Mapicka du coté de Louis le samedi 6 février dernier, sur la présentation du business agricole. Il s’est agi d’un séminaire de renforcement des capacités qui avait pour but de présenter aux amoureux de l’agriculture les différents maillons de l’écosystème agricole.

 

Spécialisé en production végétale et en culture de rente regroupant les fruits et légumes, la culture vivrière, l’arboriculture, palmier à l’huile, pour ne citer que cela, cet Ingénieur agronome s’est donner pour mission d’accompagner des personnes dans le maraichage afin de les aider à développer leurs aptitudes dans le domaine et atteindre leurs objectifs.

« Dans le cadre de ce séminaire, il était question de présenter les différentes clefs que constitue l’écosystème agricole.  Il faut d’abord souligner que les gens ne sont pas canalisés, d’où la multiplication des formations, de coaching afin de booster les connaissances. En ce jour ils ont été instruits sur l’importance d’avoir un coach, ainsi que sur les techniques du maraichage et les mécanismes de production et de commercialisation. Le but est de leur donner la technicité sur le terrain car le manque de formation est souvent à l’origine des échecs. Et il est temps que nous développions la production locale ».

Cédric Pambo M. Ingénieur agronome et Coach agricole

Engagés dans le retour à la terre, l’un des participants à ce séminaire nous relate sa motivation. « Ces formations sont plus que bénéfiques pour nous dans la mesure où elles nous permettent d’avoir des rudiments et de maitriser la technique maraichère. Ma motivation c’est celle de devenir un acteur du « made in Gabon ». Il est important que nous soyons encadrés et outillés pour atteindre l’objectif que nous recherchons tous, l’auto-suffisance alimentaire », a exprimé Xavier Marambou, producteur agricole.

 

Au Gabon le rythme de croissance des importations agro-alimentaires est considérable. L’amélioration de cette situation ne se repose essentiellement que sur l’élévation de la productivité du travail agricole au niveau national. Cela multipliera les entrepreneurs dans le domaine, par conséquent une diminution du chômage,  ces derniers en augmentant les revenus vont payer les impôts et cela va contribuer à relever la valeur monétaire du pays, le nombre d’emploi et la réduction de la pauvreté. Toutefois, la formation est nécessaire.

 

Notons que ces programmes de formations débutés dans les provinces du Woleu-Ntem et de l’Ogooué-Maritime, et cette fois à l’Estuaire, comptent s’étendre sur le reste du pays. Il revient à tous et à chacun d’y participer afin d’acquérir un savoir et des compétences ou pourquoi pas de préparer une reconversion.

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