Prises en charge des jurys déplacés du BEPC 2026: les enseignants dénoncent une disparité incompréhensible

A l’heure où les opérations de correction du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC), session 2026, se déroulent sur l’ensemble du territoire national, un profond sentiment d’incompréhension gagne les enseignants mobilisés comme membres des jurys déplacés. Au cœur de leur mécontentement: les importantes différences de montants des prises en charge accordées selon les provinces, alors qu’il s’agit pourtant du même examen national et des mêmes missions.

 

 

Selon plusieurs enseignants, les jurys déplacés dans la province du Woleu-Ntem perçoivent des prises en charge comprises entre 150 000 et 180 000 FCFA. En revanche, dans la province de la Ngounié, les montants annoncés sont nettement inférieurs: 90 000 FCFA pour les centres de Lebamba, Ndendé et Fougamou, et 100 000 FCFA pour ceux de Mbigou, Malinga et Mandji. Donc un écart de 60 000 à 80 000 FCFA.

 

 

Cette situation suscite de nombreuses interrogations. Comment expliquer qu’un même travail, accompli dans le cadre d’un examen national régi par les mêmes textes, donne lieu à des indemnisations aussi différentes d’une province à l’autre ou d’une ville à une autre? Les critères de calcul sont-ils liés aux distances parcourues, aux coûts de transport, à la durée de la mission ou à d’autres paramètres administratifs ? À ce jour, aucune communication officielle n’est venue éclairer ces disparités.

 

 

Pour les enseignants concernés, le manque d’explications alimente un sentiment d’injustice. Beaucoup estiment que les différences observées sont trop importantes pour être justifiées par de simples contraintes logistiques. Ils réclament davantage de transparence dans la fixation des montants des prises en charge et souhaitent que les critères retenus soient rendus publics.

Au-delà des montants eux-mêmes, une question revient avec insistance: à qui profite cette disparité? Certains acteurs du secteur éducatif s’interrogent sur les mécanismes de répartition des crédits alloués aux examens nationaux et appellent à un meilleur contrôle de leur exécution afin de garantir l’équité entre tous les enseignants mobilisés.

 

 

Face à cette grogne, l’attente se tourne désormais vers le ministère en charge de l’Education Nationale. Les enseignants souhaitent connaître la position officielle de l’administration sur cette situation. Le ministère considère-t-il ces écarts comme normaux ? Existe-t-il une grille nationale des prises en charge des jurys déplacés ? Si oui, pourquoi son application semble-t-elle varier d’une province à l’autre ?

 

 

Alors que les examens nationaux reposent sur l’engagement et le professionnalisme des enseignants, nombreux sont ceux qui estiment qu’une clarification s’impose. Une communication officielle permettrait non seulement de répondre aux préoccupations des jurys, mais également de préserver le climat de confiance indispensable au bon déroulement des futures sessions d’examens.

 

En attendant, les interrogations demeurent et les enseignants espèrent que les autorités compétentes apporteront rapidement des réponses précises afin de dissiper les doutes et de garantir un traitement équitable de tous les acteurs mobilisés pour la réussite du BEPC 2026.

 

Louis Marie Madegha

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